Des nouvelles d'Océanie | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Nos derniers jours dans l'île du sud
Huitième journée, journée de route du lac Te Anau au lac Hawea. La journée est principalement consacrée à revenir sur nos pas, pour gagner la côte ouest. Une journée de route marquée par quelques arrêts dont une dégustation de vins. Nous avons apprécié les vins blancs et sommes repartis avec des provisions pour les apéritifs à venir.
Le viticulteur fait aussi dans le design Puis nous avons retrouvé Delphine à Cromwell. Douches, thé, gâteaux apéritifs, du grand luxe (si on y ajoute le dépôt de nos poubelles, on pourrait même dire du grand squat) ! Merci à Delphine et ses collocs pour leur accueil et leurs conseils pour la suite de notre voyage.
Neuvième journée, du lac Hawea à Haast. Les jambes nous démangent, on veut marcher... en résultent deux immenses randos, l'une d'une demi-heure (aux Blue Pools) et l'autre d'une heure (pour voir la Haast Pass d'en haut) ! Mélisse devient une grande randonneuse, elle a fait la première "rando" sans être portée (et en faisant coucou à toutes les personnes qu'elle croisait). Les sand flies ("mouches des sables"assoifées de sang) sont de plus en plus présentes et s'attaquent prioritairement à Flora, notre anti-moustique de loin le plus efficace. C'est donc en toute confiance que nous entrons en territoire Sand fly, la côte Ouest.
Le lac Hawea
Blue pool
Blue pool again Dixième journée, côte ouest. Encore pas mal de route prévue aujourd'hui, ainsi que plusieurs visites : les glaciers Fox et Franz Josef, les gorges d'Hokitika et pour finir les pancakes rocks. Comme à 14h on n'est toujours pas partis du glacier Fox, le programme est revu à la baisse : on oublie le glacier Franz Josef et les gorges.
Le glacier Fox On a quand même droit à une pause sur une immense plage déserte, c'est la première baignade pour Ophélie (trop froid pour les autres !). Et pour nous remercier de nos efforts, on arrive aux pancakes rocks juste à temps pour contempler un coucher de soleil magnifique au dessus de la mer de Tasmanie.
Pancake Rocks
Fatigués par cette longue journée, nous nous installons sur un parking au départ de la randonnée prévue pour demain matin. Mais ce n'est pas du goût du ranger qui vient nous rendre visite à 22h30 : "boum ! boum ! overnight camping is forbidden here". Et oui on est dans un parc national. Onzième journée, Paparoa National Park Après toute la route des journées précédentes, les jambes nous démangent un peu. Nous nous levons tôt pour une belle balade dans le Paparoa National Park, dans des gorges paradisiaque envahies par une végétation endogène luxuriante : fougères arbustives, palmiers nikaus et podocarpes. Le chant des oiseaux et le ruissellement de l'eau de la rivière complètent cette ambiance exotique.
Cette fois-ci Ophélie entraîne Aurélien dans la baignade mais la température de l'eau n'est toujours pas à la hauteur de l'ambiance "carte postale".
Plus loin, nous traversons une rivière à gué. Ophélie promet un hydromassage revigorant à Flora qui se laisse tenter. Mais elles ont un peu sous-estimé le courant qui les emporte ! Elles se rattrapent heureusement au rivage quelques mètres plus loin. Après 4h de marche, on revient tous regonflés à bloc pour les nouvelles heures de route qui nous attendent, direction les portes du parc Abel Tasman.
Mélisse regonflée à bloc! Nous les atteignons dans la soirée. Nouvelle nuit dans un parking "no overnight camping" au bord de la plage... Nous sommes un peu inquiets après l'épisode de la veille, mais pas de soucis cette fois-ci. Nous profitons même du temps dégagé et de la température qui a nettement remonté depuis le sud pour observer les étoiles. Mais où est passée la grande ourse ?
Douxième journée, Abel Tasman National Park. Lever matinal car nous avons rendez-vous au "water taxi" qui va nous emmener au milieu du parc Abel Tasman pour une grande rando de 5 heures. Comme il n'y a pas de port ici et que la mer se retire loin à marée basse, les water taxis locaux utilisent une technique originale : au parking de la société de taxi, nous embarquons tous dans un bateau tiré en remorque par un tracteur. Celui-ci nous tire jusqu'à la plage et s'enfonce dans l'eau jusqu'à ce qu'il y ait suffisament de profondeur pour le bateau. C'est assez insolite de voir des bateaux au milieu de l'eau tirés par des tracteurs. Le taxi nous dépose à Bark Bay, où nous réalisons que comme d'habitude les Néo-Zélandais ont sous-estimé le temps de randonnée : au lieu des 5 heures annoncées, ce sont plutôt 7 heures 30 de marche qui nous attendent. Heureusement le cadre est superbe, avec d'innombrables petites criques et plages apparaissant aux détours du sentier. La fin de journée se fait un peu au pas de course, et nous ne profitons pas autant des plages désertes que nous l'aurions souhaité.
La rando terminée, nous rejoignons la communauté de Riverside où Ophélie a passé ses derniers mois. Elle nous fait visiter les lieux : l'endroit est bien agréable et reposant. Treizième journée, Riverside et route vers les Marlborough Sounds. Mini grasse matinée ce matin, le programme étant plus tranquille que d'habitude. Ophélie nous présente à plusieurs de ses amis de Riverside, avec qui nous passons une partie de la matinée. Tout le monde se met à l'anglais, il faut dire que c'est plus facile car la plupart sont des étrangers qui n'ont donc pas l'accent néo-zélandais qui nous pose à tous quelques problèmes. Puis c'est le moment des au-revoirs et Ophélie récupère ses affaires et sa harpe.
Le théatre de marionettes d'Ophélie (et de ses amis) à Riverside Nous partons vers les Marlborough Sound que nous atteignons dans la soirée. Nouveauté du jour : Mélisse entre dans sa période "non non non". Quatorzième journée, Marlborough Sounds. Pas de grasse matinée car RV à 9h30 am au ponton pour excursion/randonnée dans Queen Charlotte Sound. Embarquons à Picton, et sommes déposés à Résolution Bay (Résolution : nom du bateau du Captain Cook) pour une randonnée avec durée annoncée de 2h00 pour marcheurs rapides et 2h45 pour marcheurs lents. Faisant partie de la catégorie des ultra lents, nous sommes arrivés en 3h15 au terme de notre marche, à Furneaux Lodge, endroit idyllique, dont nous aurions aimé profiter plus de 15 minutes, pique-nique inclus, le bateau taxi n'ayant pas eu la bonne idée d'être en retard pour nous récupérer.
Notre déjeuner Pendant la balade, beaucoup de wekas sont venues nous rendre visite, l'une d'entre elle a même picoré le mollet de Flora, déja bien affectionné par les sandflies.
Le soir, nous avons repris la direction du sound par voie terrestre et notre chauffeur préféré nous a trouvé un endroit avec panorama superbe pour passer la nuit, ce qui a compensé notre petite frustration de l'après-midi.
Publié à 23:54, le 20/01/2010, Picton Mots clefs : La suite de l'île du sudQuatrième journée, Mont Cook. Journée pluvieuse, et frileuse, mais heureuse ! Ca tombe bien, on voulait s'occuper du blog (cf. notre 1er article) ! Cela dit, il ne faut pas se laisser aller et penser à notre marche quotidienne. Malgré la météo peu clémente, courageux, Aurélien et Flora profite d'une petite accalmie pour tester en éclaireurs l'approche du glacier Tasman (autre version : Ophélie et Laurence se dévouent pour garder Mélisse afin de permettre aux parents de prendre un bol d'air frais en amoureux). Ils en reviennent enjoués, secs, et donc plein d'optimisme pour une seconde rando tous ensemble. L'objectif de la marche sera atteint : Mélisse aura vu son premier glacier (de loin) et ses premiers icebergs.
Mais une rando avec Laurence (autre version : avec Aurélien et Flora) se terminant traditionnellement en déluge et conditions extrêmes, Mélisse n'a pas tellement apprécié la descente au pas de course sur le dos de son père, le visage fouetté par la pluie et le vent.
Ce soir-là, la petite titine s'endort rapidement ! Bientôt suivie par les grands, tellement pressés de se réchauffer sous leurs couettes (il règne un froid de canard dans le camping-car).
Cinquième journée, toujours au Mont Cook. Le Hooker Track nous mène aujourd'hui au glacier du même nom (toujours vu de loin), avec le mont Cook en décor. Mélisse se fait de nouveaux amis, un groupe de Japonais croisés pendant la rando qui ont tenu à être pris en photo avec nous.
Nous revenons pour déjeuner [ndla éclat de rires général dans le camping-car : c'est nul ce que tu écrit Aurélien !! Mais je continue comme si de rien n'était] car de la route nous attend cet après-midi. Ophélie expérimente la conduite du camping-car, concentrée et le dos bien droit, elle prend bientôt confiance et dépasse les 30 km/h. Camping sauvage habituel au bord d'un lac près de Cromwell.
Par la fenêtre du camping car, sur la route
Nous réalisons que Delphine y séjourne mais trop tard pour la voir. Partie remise au retour de notre périple dans le sud de l'île. Sixième journée, ruée vers l'or et vers Milford Sound La matinée est consacrée à la visite d'anciennes mines d'or, nombreuses dans cette région. Visite très enrichissante puisque nous sortons avec deux pépites (!) trouvées par Aurélien qui a bien intégré le geste des chercheurs d'or.
Encore de la route l'après-midi. Ophélie dépasse les 60 km/h cette fois-ci, ce qui nous permet d'atteindre le dernier camping sur la route avant le Milford Sound. Dans ce minuscule camping tranquille au bord du Lake Gunn, nous pensions prendre la dernière place. Mais celui-ci ne cesse de se remplir au cours de la soirée, nous rappelant un mouillage à Groix en pleine saison.
Stop à Mirror lake
Bain dans le camping car Septième journée, Milford Sound Ce matin, nous comptons sur Mélisse pour nous réveiller tôt afin d'éviter la foule à Milford Sound. Mais c'est le jour qu'elle choisit pour faire sa grasse matinée. C'est mal parti pour le planning très serré programmé la veille. On se dégage heureusement sans trop de difficultés du méli-mélo du mouillage. La route jusqu'à Milford Sound est superbe. Aurélien a l'impression de conduire un train fantôme lorsqu'il rentre dans le tunnel obscur, étroit et pentu qui permet d'accéder au fiord. Nous arrivons à temps pour embarquer sur une des premières croisières de la journée. Le fiord est à nous. Et cerise sur le gâteau, il fait presque beau pour cette région réputée pour ses records de pluviométrie. Au programme de l'excursion, otaries, cascades, à-pics de près de 2000m, et végétation étonnante.
C'est évidem(m)ent bien plus beau et impressionnant en vrai
Nous la complétons par la visite d'un observatoire sous-marin assez unique en son genre : une couche d'eau douce, due aux précipitations abondantes, se superpose à l'eau de mer du fiord ; cette eau douce, colorée par le tanin de la végétation, filtre plus la lumière que l'eau de mer, créant à 15 m un milieu écologique observable habituellement à des profondeurs plus importantes.
La route du retour est agrémentée de quelques petites marches, de champs du lupins et de champs de moutons...
Huitième journée, le 14 janvier : juste une ligne pour souhaiter un bon anniv à Papa/Gérard/Grand-Père ; la suite sur cette journée au prochain article.
Publié à 01:06, le 15/01/2010, Makarora Mots clefs : La famille squatte le blogMercredi 6 janvier 2010, j'attends la famille à l'aéroport de Christchurch. En milieu de journée, ils sortent tous les quatre du couloir des arrivées les yeux fatigués... Maman, Flora, Aurélien et Mélisse viennent de parcourir la moitié du globe en deux jours. Je laisse donc maintenant la plume à tout ce petit monde pour ce mois à venir. Première journée, à Christchurch. 6h15, Mélisse saute sur ses parents et les couvre de bisous. Ils dorment tous les trois dans un lit King size avec vue panoramique sur les environs. Tandis que Laurence et Ophélie dorment dans le grenier. 6h19, le thé est prêt. 6h20, nos quatres tasses sont vides. Laurence a tout englouti. 6h21, on refait bouillir de l'eau. 9h30, on arrache Mélisse de l'aire de jeux du camping pour aller faire le tour des herboristeries de Christchurch afin de trouver le remède miracle à l'allergie "hay fever" que Laurence a déjà chopée. Nous en profitons pour visiter Christchurch, longer sa rivière, voir sa "place de la cathédrale" et son jardin botanique. La visite est entrecoupée d'un break spirituel et gustatif chez le végétarien Sri Chinmoy. Les lasagnes aux lentilles et les falafels aux légumes y sont très bons mais les nombreuses photos de Sri Chinmoy dans le restaurant nous laissent perplexes et occasionnent un débat sur les sectes et les illuminés de NZ. 19h, histoire de retrouver nos repères, on s'amarre à un ponton dans la Banks Peninsula pour notre premier camping sauvage. 20h, tout le monde dort !
Deuxième journée, Banks Peninsula. 6h15, Mélisse saute sur ses parents et les couvre de bisous. Suit un petit déjeuner avec vue panoramique sur ce qui était il y a onze millions d'années une île volcanique.
A Akaroa, petit port ravissant où les lointaines origines francophones des habitants perdurent dans les noms des rues ou des magasins ("chez la mer", "folie jolie"), nous trouvons la rando qu'il nous faut. Belle alternance entre chemins champêtres, passages en "forêt vierge" et belles vues sur l'océan Pacifique.
Pour rejoindre ensuite le lac Tekapo, nous traversons les plaines du Canterbury, remplies de champs de vaches (nous n'avions jamais vu autant de vaches au m²), moutons, chevreuils, biches et autres alpagas. Nous trouvons facilement un second mouillage forain pas dégueu du tout :
Troisième journée, Lac Tekapo. 6h15, Mélisse saute sur ses parents et les couvre de bisous. Pour une fois, à leur grande joie puisque cela leur permet de voir le lever du soleil sur le lac Tekapo.
La rando quotidienne est cette fois-ci l'ascension du mont John. Elle nous fait découvrir un second lac : le lac Alexandrina, aux couleurs plus violettes que son voisin turquoise (couleur due aux farines de roches provenant des glaciers).
La route nous conduit ensuite aux environs du mont Cook.
Publié à 22:23, le 9/01/2010, Mont Cook Mots clefs : Derniers moments a RiversideLe cours est fini. Il y a deux jours. Longue periode qui s'acheve derriere moi... vraiment riche... beaucoup de personnes merveilleuses. Elles vont me manquer... Je reste a Riverside pour quelques temps, bien que tout le monde quitte aujourd'hui. Avec quelques personnes je suis en train de construire un theatre de marionnettes. Une construction en terre de 4 ou 5 metres. Ensuite direction un grand rassemblement... reste a eclaircir mes plans avec Delphine. La journee est etrange. Tout le monde fait ses baggages. Aurevoirs... Et dans quelques semaines, Maman, Aurelien, Flora et Melisse arrivent! Tout va tres vite! Publié à 22:24, le 13/12/2009, Motueka Mots clefs : Parihika, la non violenceParihaka, il y a plus de cent ans. Un village peuple de Maoris. Les anglais colonisent les terres de Nouvelle Zelande. Parihaka est un village pacificiste. Non violence. Hier etait la journee de comemoration de cette histoire. Une centaine de personnes sont venues a Riverside, la communaute ou je suis. Avec Dona, une femme maori, nous avions organise une representation theatrale pour relater cette histoire. De l´emotion... Les anglais arrivent aux portes du village, armes chargees, prets a tuer pour conquerir et posseder plus de terres. Les ennfants du village sont en ligne de front. Ils dansent et offrent de la nourriture aux soldats. Derriere eux sont les femmes, elles chantent. Les hommes attendent a l´arriere. Aucune personne a Parihaka ne levera la main, quoi qu´il arrive. La peur est la, mais leur espoir repose en l´Amour. Les soldats sont troubles, mais ne lachent pas leurs armes. Des heures de silence suivent. Doute? Compassion? La rage l´emporte. Le lendemain, cést le massacre de Parihaka. Viols. Enfants fusilles. Aucun membre du village ne se sera defendu. 5 novembre 1881 reste marque dans les memoires en Nouvelle Zelande. Publié à 02:18, le 6/11/2009, Motueka Mots clefs : { Page précédente } { Page 2 sur 4 } { Page suivante } |
Qui suis-je ?Qui suis-je ? Mon itinéraire Livre d'or Archives Amis Album photos Mes albumsOù suis-je actuellement ?
Sites favorisRubriquesDerniers articlesUne nouveau chapitreFin de notre périple Quelques espèces visibles en NZ que l'on aime bien Ce qu'il y a de bien dans ce camping-car c'est qu'on peut changer de posters tous les jours Vers l'île du Nord Amisbensandra |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||