Des nouvelles d'Océanie

Une nouveau chapitre

Je reprends maintenant le clavier, continuant de raconter des extraits de mon ptit bout de vie :)

Ce dernier mois avec Maman, Aurelien, Flora et Melisse a ete vraiment extra. J'en rigole en repensant aux situations dans lesquelles on s'est mises parfois... Maman nous y aidant bien :) Le voyage a ete parfois effectue dans des conditions extremes... je nous revois encore au sommet du volcan, Aurelien avec Melisse sur le dos et une madame qui nous tend une couverture de survie. Rien n'etait vraiment dramatique, mais la situation est inattendue pour un voyage en famille.

Gros virage pour moi maintenant, je pars pour Hastings, vers le sud est de l'ile du nord pour travailler... Ca faisait longtemps, mais je crois que le temps est venu. A Hastings, je vais retrouver Delphine et Andrew. Mes plans changent en permanence, donc je ne sais pas si cela sert a quelque chose que j'en fasse, mais l'idee que j'ai en tete est de travailler pour payer un billet d'aller retour pour la France, avec peut-etre escale en Australie. 

L'envie d'un retour a la voile va peut etre ressurgir. J'ai juste besoin d'un temps un peu a l'eccart de mes preoccupations de ces derniers un an et demi. Quelque chose de different.



Publié à 04:23, le 2/02/2010, Auckland
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Fin de notre périple

Dix-neuvième journée, lake Taupo et région de Rotorua

Nous nous réveillons face à un "scenic outlook" sur le lac Taupo (le plus grand lac de Nouvelle-Zélande), endroit un peu trop "scenic" à notre goût d’ailleurs : nous avons dû voir défiler une cinquantaine de touristes le temps de notre petit déjeuner (ce qui, entre autres, n’est pas très pratique rapport à la panne de l’avant-veille…).

Sur la route, rapide excursion aux Huka Falls dont le débit est à la hauteur du lac Taupo qui l’alimente.

Le clou de la journée est la visite du site géothermal de Wai-o-Tapu. L'appareil photo de Flora tourne à plein régime !

Nous avons prolongé l'ambiance géothermale au camping de Rotorua avec piscine d'eau chaude naturelle et plage où on peut creuser son spa, et également avec l'odeur de souffre qui règne partout.

Pour notre dernière soirée avec Ophélie, Laurence nous invite dans un bon restaurant. Mélisse étant fatiguée, il nous aurait juste fallu une baby-sitter pour que la soirée soit parfaite.

Vingtième journée, Rotorua et route vers Coromandel Peninsula

Nous avons le coeur serré en accompagnant Ophélie au départ du bus pour Auckland. Avec son autorisation, nous continuons à squatter son blog jusqu'à la fin du voyage. Disposant exceptionnellement et en toute légalité cette fois-ci (cf. épisode du ferry) d'un accès internet Wifi sans contrainte de temps, sauf celle de reprendre la route, nous usons d'internet et encore internet pour mettre à jour le blog.

Avant de reprendre la route en direction de la péninsule du Coromandel, Aurélien et Flora vont visiter un magasin de jade et en profitent pour faire un peu de shopping... en laissant Mélisse garder sa grand-mère.

Nous passons la nuit au mont Paku entourés de maisons aux très beaux jardins (Laurence et Aurélien sont jaloux). A la plus grande joie de Mélisse (et de son papa), il y a même une aire de jeux d’où ils ne reviennent qu’à la tombée de la nuit.

Vingt-et-unième journée, Coromandel Peninsula

La journée débute par l'ascension matinale du Mont Paku.

La preuve que nous ne sommes pas des parents indignes : entre deux rando, on s'arrête même aux aires de jeux pour enfants

Une deuxième petite marche, sous un soleil de plomb (rare pendant notre séjour), nous emmène à "Cathedrale Cove". Pour la première fois, nous pouvons prendre le temps de profiter de la plage de sable blanc, du bain dans le pacifique (sans méduse), avec, comble du confort, une douche naturelle d'eau douce pour nous rincer. Mélisse aime modérément : est-ce la température, ou le débit ? (l'eau tombe d'une falaise d'une vingtaine de mètres).

Pour nous réchauffer (si on peut dire), nous allons ensuite à "hot water beach" pour creuser notre spa. Malheureusement, après une recherche infructueuse, nous apprenons que les endroits à creuser dans le sable sont inaccessibles à marée haute.

La dernière balade de cette journée dans le Coromandel nous permet de voir quelques kauris, arbres gigantesques décimés par les européens pour en faire des mâts de bateau.

 

Vingt-deuxième journée, vers Auckland

Réveil à 6 h 15. Non, ce n’est pas Mélisse. Non, ce n’est pas le réveil pour une rando. On tambourine à la porte. Un ranger qui n’apprécie pas notre stationnement devant une pancarte "no overnight camping" plus que claire (avec pictogrammes à l’appui pour les débiles) ? Peu courageuse (et en culotte), Flora laisse Aurélien enfiler (avec bien du mal) un tee-shirt et affronter le ranger (avec bien du mal également, vu l’amabilité et l’accent de celui-ci). Nous devons déguerpir illico ? OK, pas de problème. Quoi ? Il faut aller au Coromandel Council Office ? une amende à payer ?? dkqsgjqmoeihg-fourty NZdollars ??? Et le ranger nous remet un papier, sur lequel le montant de l’amende n’est pas indiqué.

Nous n'avons pas le coeur à nous réjouir devant le magnifique paysage éclairé par le lever du soleil (il faut quand même noter que sans le ranger nous n’aurions pas eu cette belle lumière) et à enrichir notre collection des posters, même si nous trouvons un très belle aire de pique-nique pour petit déjeuner.

Halte ensuite à Thames pour trouver le Council Office et payer l'amende : bonne suprise, il ne s'agit que d'un avertissement. Le ranger a-t-il voulu nous faire peur, ou sommes-nous vraiment si nuls en anglais ?? Ouf, les relations diplomatiques avec la Nouvelle-Zélande ont failli se détériorer à nouveau mais cette fois-ci, les vrais faux époux Ratti-Dubreuil ont été graciés par la NZ elle-même.

La route vers Auckland est ponctuée d'une halte technique chez le loueur du camping-car pour changement du bloc toilette (comme la vie est plus simple après !). L'après midi, afin de suivre l'itinéraire conseillé par le guide des Frogs, nous tentons un jeu de piste dans le quartier Saint Mary Bay pour trouver quelques vestiges de l'époque coloniale britannique et traces de l'évèque français Pompallier. Nous l'écourtons car nous n'avons pas suffisamment d'indices pour les découvrir tous. Nous avons cependant retenu que l'évèque Pompallier est aussi célèbre en Nouvelle Zélande que Lafayette aux Etats Unis.

La promenade du soir le long du port se termine par un excellent dîner au restaurant le Kermadec, où tous les serveurs parlent français. Cette fois-ci, Mélisse est adorable et apprécie drôlement son fish‘n chips.

Vingt-troisième journée, Auckland

Recherchons désespérement Aetoa square pour marché artisanal tous les vendredis et samedis matins, afin de faire quelques emplètes. Après avoir tourné autour d'un vaste chantier, nous réalisons que c'est la place qui est "en réfection" (prévision de la coupe du monde de Rugby 2011 ? Toute la ville est un vaste chantier).

Après avoir enfin goûté les « pies » néo-zélandaises pour le déjeuner, Aurélien et Flora confient Mélisse et le porte bébé à Laurence, et vont s'entraîner sur le bateau de l'America’s Cup.

Et Aurélien mouline, mouline...

Vingt-quatrième journée et fin du voyage en nouvelle-Zélande

Lever aux aurores aujourd'hui, non pour une énième rando mais pour rejoindre l'aéroport. Laurence a quand même le temps de nous offrir son bouquet final : stressée par le timing serré, elle part jeter une dernière poubelle, remonte dans le camping-car, et se demande pourquoi on a refermé les rideaux. Elle en ouvre un avant de s'apercevoir qu'elle est dans le camping-car des voisins (certes très ressemblant puisque du même modèle et du même loueur), qui dorment encore à cette heure matinale. Aurélien, qui l'a vu se tromper, panique, crie pour l'appeler, démarre le camping-car et klaxonne : tout le camping est maintenant réveillé !

Le voyage en avion se passe très bien et Mélisse est globalement adorable, malgré les deux fois douze heures de vol. L’escale d’une nuit à Séoul Incheon dans un superbe hôtel nous a permis de découvrir une spécialité culinaire coréenne : un bouillon aux noddles et mollusques en tout genre.

Seule Mélisse a osé goûter la mini-pieuvre gluante et caoutchouteuse, qu’elle a mastiquée pendant au moins un quart d’heure sans réussir à en venir à bout.

Quoi d’autre sur le voyage du retour :

-                                 Aurélien a pu constater que les douanes coréennes sont visiblement à cheval sur la fermeture des braguettes ;

-                                 L’avion passant par le pôle Nord, Aurélien et Laurence ont eu la joie de voir la banquise.

Voilà, c’est la fin de notre squat sur ton blog Ophélie. Merci à toi pour ton accueil !

 



Publié à 15:07, le 31/01/2010, Auckland
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Quelques espèces visibles en NZ que l'on aime bien

Le pohutukawa, l'arbre de Noël ; Flora aimerait en avoir dans son jardin, mais malheureusement il y a comme un doute qu'il s'y plaise.

 

fleur des bords de route

Fleur des bords de route

 

Un podocarpe, conifère très ancien

Quelques hydrangéas sauvages (hortensias) qui prolifèrent aux alentours des jardins

Fougères arborescentes ; on adore !

Papa (Gérard), toi qui, je le crois, aime les fougères, tu serais comblé en NZ

California quail (femelle ?)...

... et monsieur

L'arbre à trous rigolo

 



Publié à 21:39, le 26/01/2010, Lake Rotorua
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Ce qu'il y a de bien dans ce camping-car c'est qu'on peut changer de posters tous les jours

Un échantillon des posters disponibles :



Publié à 01:24, le 26/01/2010, Lake Rotorua
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Vers l'île du Nord

Quinzième journée, vers l'île du Nord.

Aujourd'hui, on prend le ferry pour l'île du Nord, ce qui n'est pas forcément passionnant. Pour pimenter la journée, Laurence oublie son blouson à la bibliothèque où nous avons posté notre dernier article du blog et s'en aperçoit dans la queue pour embarquer dans le ferry. Résultat : demi-tour pour la bibliothèque un quart d'heure avant le départ du ferry (et alors que Flora change Mélisse à l'arrière du camping-car : sport !). Deuxième épisode "Laurence" : très contente d'avoir trouvé un ordi internet gratuit sur le ferry et après avoir consulté ses mails, Laurence donne le bon filon à Flora juste avant l'arrivée à Wellington ; Flora s'y précipite et, après 2 minutes d'un internet qui rame, manque de se prendre une amende de 40 dollars NZ car elle est dans la zone première classe (note de Flora : ça sert parfois d'avoir un mauvais anglais : découragée, la dame a abandonné l'idée de me faire comprendre le schmilblick).

Après ces émotions, balade tranquille à Wellington, qui semble très agréable à vivre. Mélisse dit "hi" aux passants et apprend à boire à la paille. 

Vue du camping-car lors de notre repas du soir

 Seizième journée, Wellington.

Journée entièrement consacrée à la visite de Wellington. Ce matin, nous visitons le musée Te Papa. La première exposition est consacrée à la géologie néo-zélandaise. La simulation de tremblement de terre a beaucoup plu à Flora et Mélisse qui y sont retournées trois fois ! La suivante présente la faune des deux îles. Nous y retrouvons un certain nombre des oiseaux croisés les jours précédents, ainsi que d'autres qui sont plus difficiles à observer comme le fameux kiwi. Enfin, nous visitons l'exposition sur la culture Maori.

Après un déjeuner sympathique et épicé dans un restaurant indien du quartier Cuba, le temps se dégrade (Wellington est surnomée à juste titre "Windy Wellington") et nous abandonnons notre idée de promenade sur les hauteurs de la ville. Pendant que certaines font une sieste bien méritée dans le camping-car, les courageux retournent au musée pour quelques expositions supplémentaires. En fin de journée, la pluie redouble et nous prenons l'autoroute (!) qui part vers le nord.

Dix-septième journée, route pour le Tongariro National Park.

Réveil humide, il pleut encore et toujours. Le camping un peu miteux est d'autant plus déprimant sous ce ciel gris. Le programme de la journée n'est pas très réjouissant : route vers le nord (300 km, soit pas mal de temps avec les routes locales et notre camion) et courses. Et pour ne rien arranger, les toilettes du camping-car nous lâchent aujourd'hui... Pour pimenter un peu la journée, Laurence s'essaie à la conduite du camping-car. Elle ne s'en sort pas trop mal mais est quand même soulagée de rendre le volant à Flora après une demi-heure.

En soirée le temps s'éclaircit enfin pour notre arrivée au Tongariro National Park. La soirée au camping de Whakapapa Village est occupée à préparer la journée du lendemain, qui s'annonce sportive.

Dix-huitième journée, Tongariro National Park.

Réveil à 5h30 (pas par les bisous de Mélisse, mais bien par l'engin qui se nomme réveil) afin d'être prêts à 7h pour prendre le bus qui nous mène au début du Tongariro Crossing. Le Tongariro Crossing : une magnifique rando très connue en NZ, 750 m de dénivelé, 19,4 km, bref 7h de marche effective. On serpente à travers les deux volcans actifs de Tongariro et Ngauruhoe, traverse d'anciens cratères, marche sur des coulées de lave figées, longe des lacs aux eaux acides et couleurs acidulées, découvre des "scenic" panoramas des lacs Rotoaira et Taupo, passe devant des fumerolles prouvant l'activité volcanique encore présente du coin... Bref, paysages et flore très variés au rendez-vous.

Mais une rando avec Laurence (autre version : avec Aurélien et Flora) ne se déroulant pas sans déluge et conditions extrêmes, pluie, brouillard et vent froid ont permis de se projeter grandeur nature dans le Mordor, royaume des forces maléfiques du Seigneur des Anneaux, et de continuer à initier Mélisse aux joies des randos avec ses parents et grand-mère, pile poil au moment le plus dur et dangereux de la rando. La pauvre toutoune a vécu un long moment difficile, et nous avec du coup, nous demandant si nous n'étions pas des parents irresponsables ou indignes (les autres randonneurs ne dépassaient plus Mélisse en disant "so cute", mais plutôt "poor baby" et une dame nous a gentiment donné une couverture de survie qui nous a heureusement permis d'améliorer l'harnachement du porte-bébé ; une constante tout de même : les gens, et notamment les asiatiques, ont pris beaucoup de photos de Mélisse, il faut dire qu'ils n'ont sûrement pas vu d'autre porte-bébé de la journée).

Heureusement, un refuge et son chauffage ont fini par nous tendre les bras, de quoi manger enfin notre pique-nique, nous réchauffer et sécher un peu nos vêtements.

Heureusement également que ce mauvais temps n'a pas duré toute la journée afin de pouvoir admirer plus sereinement et clairement les paysages de la suite de la rando.

 

 



Publié à 21:57, le 25/01/2010, Lake Rotorua
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